Ressources occultes, emplois fictifs...

Les comités d'entreprise trouvent aussi une source de revenus en passant des marchés : "II suffit de confier à une société amie la gestion des vacances du personnel pour qu'elle ristourne au syndicat des avantages matériels ou financiers°, confiait un expert des relations sociales resté anonyme(e>. La plus grosse somme connue qu'a à gérer un CE est celle qui revient à la Caisse centrale des activités sociales d'EDF-GDF, dont le budget, qui correspond à 1% du chiffre d'affaires de l'entreprise, est aujourd'hui de 400 millions d'euros(7). Cette institution employait 3000 salariés en l'an 2000.

Enfin, les institutions paritaires de la protection sociale offrent d'importantes ressources, parfois occultes, aux confédérations «représentatives» qui participent à leur gestion. Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales dénonçait "un système de financement direct ou indirect" des syndicats CFDT, CFTC, CGC, CGT et FO par la Caisse de retraite interentreprises (CRI).

Cette affaire mettait en lumière un discret système d'emplois fictifs de syndicalistes dans ce type d'institutions.
Des représentants syndicaux et patronaux siègent de manière paritaire dans les caisses de retraite complémentaires; d'assurance-maladie (d'où le Medef s'est retiré en 1986), d'allocations familiales, d'assurance-chômage (Unedic), de formation professionnelle, etc.

Certains d'entre eux siègent, sous la houlette de l'État, dans les différentes branches de la Sécurité sociale. Le nombre précis des syndicalistes concernés et le montant de leur rémunération seraient « impossible à chiffrer » selon Le Monde, qui signale une étude de 1997 menée notamment par Jean-Paul Jacquier, ex-secrétaire national de la CFDT, selon laquelle le nombre de mandats nécessaires au fonctionnement de l'ensemble de ces organismes serait de 70 000, dont 40 000 pour les syndicats et 30 000 pour le patronat.

Au moment où l'assurance maladie et la caisse d'assurance-chômage connaissent une crise dramatique, le financement des syndicats par les institutions paritaires devient problématique. Comment à la fois gérer une institution et conter son assainissement ?

En bonne logique gestionnaire, la direction confédérale de ta CFDT a donné son appui à la réforme des retraites. Cela a provoqué des milliers de démissions, y compris de ses cadres syndicaux, à la SNCF notamment, où certains ont rejoint la CGT. II s'en est suivi, à l'époque, une perte sèche au niveau des élections syndicales...

Si vous n'avez pas trouvé ce que vous cherchez ici.. Rendez vous sur le FORUM

 

FORUM de résistance à la politique ultra libérale saroiziene..

Haut de page