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Ressources
occultes, emplois fictifs... Enfin, les institutions paritaires de la protection sociale offrent d'importantes ressources, parfois occultes, aux confédérations «représentatives» qui participent à leur gestion. Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales dénonçait "un système de financement direct ou indirect" des syndicats CFDT, CFTC, CGC, CGT et FO par la Caisse de retraite interentreprises (CRI).
Cette affaire
mettait en lumière un discret
système d'emplois fictifs de
syndicalistes dans ce type
d'institutions. Certains d'entre eux siègent, sous la houlette de l'État, dans les différentes branches de la Sécurité sociale. Le nombre précis des syndicalistes concernés et le montant de leur rémunération seraient « impossible à chiffrer » selon Le Monde, qui signale une étude de 1997 menée notamment par Jean-Paul Jacquier, ex-secrétaire national de la CFDT, selon laquelle le nombre de mandats nécessaires au fonctionnement de l'ensemble de ces organismes serait de 70 000, dont 40 000 pour les syndicats et 30 000 pour le patronat. Au moment où l'assurance maladie et la caisse d'assurance-chômage connaissent une crise dramatique, le financement des syndicats par les institutions paritaires devient problématique. Comment à la fois gérer une institution et conter son assainissement ? En bonne logique gestionnaire, la direction confédérale de ta CFDT a donné son appui à la réforme des retraites. Cela a provoqué des milliers de démissions, y compris de ses cadres syndicaux, à la SNCF notamment, où certains ont rejoint la CGT. II s'en est suivi, à l'époque, une perte sèche au niveau des élections syndicales...
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